Un faux profil à votre nom : le faire supprimer partout
Quelqu’un utilise vos photos ou votre nom pour se faire passer pour vous ? Toutes les grandes plateformes interdisent l’usurpation d’identité et proposent un formulaire pour la signaler, souvent même sans avoir de compte.
Les premières choses à faire
- Faites une capture d’écran du faux profil (avec son adresse et la date) et copiez son lien.
- Signalez-le avec le formulaire « usurpation d’identité » de la plateforme. Préparez une pièce d’identité : certaines plateformes la demandent pour vérifier que c’est bien vous.
- Prévenez vos contacts que ce profil n’est pas vous, sans relayer son contenu.
- Si le faux profil sert à escroquer ou à nuire, portez plainte. En France, usurper l’identité de quelqu’un en ligne est un délit (article 226-4-1 du Code pénal).
Selon la plateforme
- Facebook Signaler un faux profil depuis Facebook
- Instagram Signaler un compte qui se fait passer pour vous
- WhatsApp Signaler un compte qui se fait passer pour vous
- TikTok Signaler un compte qui usurpe votre identité
- X (Twitter) Signaler un compte qui usurpe votre identité
- YouTube Signaler une chaîne qui se fait passer pour vous
- Snapchat Signaler un compte qui se fait passer pour vous
- Telegram Quelqu’un se fait passer pour vous sur Telegram
- LinkedIn Signaler un faux profil ou une usurpation d’identité
- Reddit Signaler un compte ou une communauté qui usurpe votre identité
À éviter
- N’envoyez jamais votre pièce d’identité à quelqu’un qui propose de « vous aider » par message : utilisez uniquement les formulaires officiels.
- N’interagissez pas avec le faux profil.
Vos recours selon le pays
- DSA : signaler un contenu illicite à une plateforme (UE) Dans l’Union européenne, tout service qui héberge des contenus (réseau social, forum, site de partage…) doit permettre de lui signaler en ligne un contenu illicite, examiner ce signalement avec soin et vous informer de sa décision. Ce recours sert pour tout contenu contraire à la loi : image intime, faux profil, diffamation, données personnelles…
- Le registrar d’un nom de domaine ne répond pas : saisir l’ICANN Un site en .com, .net, .org ou dans une autre extension générique est réservé auprès d’un « registrar » (bureau d’enregistrement de noms de domaine). Son contrat avec l’ICANN l’oblige à recevoir les signalements d’abus, à enquêter et à y répondre de façon appropriée. S’il ne le fait pas, vous pouvez porter plainte auprès de l’ICANN.
- Faux profil ou usurpation d’identité en ligne : que faire en France Créer un faux profil à votre nom, ou utiliser vos données pour troubler votre tranquillité ou nuire à votre réputation, est un délit en France (usurpation d’identité). Vous pouvez faire supprimer le profil par la plateforme et porter plainte.
- RGPD : demander l’effacement de vos données personnelles Dans l’Union européenne, vous pouvez demander à un site, une entreprise ou un service d’effacer des données qui vous concernent (photo, nom, adresse, publication…) dans les cas prévus par le RGPD. Il doit vous répondre dans un délai d’un mois, et la démarche est gratuite.
Si ça ne marche pas
Un formulaire officiel peut rester sans réponse, ou être refusé à tort. Ce n’est pas la fin : il existe d’autres portes, plus lourdes mais efficaces — l’hébergeur du site, la société qui gère son nom de domaine, les lois de votre pays, l’autorité de protection des données. C’est exactement ce que nous faisons pour vous, avec votre accord.
- Le signalement à la plateforme
- La demande écrite à l’éditeur du site
- Le registrar du nom de domaine
- L’hébergeur du site
- Les moteurs de recherche
- L’autorité ou la justice
Questions fréquentes
Et si je n’ai pas de compte sur cette plateforme ?
La plupart des grandes plateformes ont un formulaire accessible sans compte pour signaler une usurpation d’identité. Les liens sont sur cette page.
Combien de temps faut-il ?
Souvent quelques jours. Si rien ne bouge au bout d’une semaine, renouvelez le signalement et passez à l’étape suivante.
Ces informations vous aident à exercer vos droits. Elles ne remplacent pas l’avis d’un avocat.